La fin de la charge mentale ? Comment Baobab Labs veut sauver le « 18h-20h » des parents
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Pour des millions de parents, la journée ne s’arrête pas à la sortie du bureau. Elle bascule dans ce que les sociologues et les parents épuisés appellent « le tunnel » : cette zone de turbulences entre 18h et 20h où s’entrechoquent la préparation du dîner, la gestion des bains et, surtout, l’épineuse question des devoirs.
Et si l’intelligence artificielle, souvent perçue comme une technologie complexe et lointaine, devenait l’alliée inattendue de ce chaos quotidien ? C’est le pari de Pierre-Alexis Voisin, cofondateur de Baobab Labs, qui voit dans l’IA un outil de décompression massive pour les ménages.
Le tunnel du soir : le dernier bastion de la charge mentale
La charge mentale ne concerne pas seulement le fait de « penser à tout », c’est aussi l’effort cognitif et émotionnel de gérer les tensions. Le moment des devoirs est souvent le point de rupture. Entre un enfant fatigué et un parent qui a perdu ses réflexes sur les fractions ou le passé simple, le conflit n’est jamais loin.
« L’IA ne doit pas seulement être performante, elle doit être un outil d’apaisement », souligne Pierre-Alexis Voisin. L’idée derrière Baobab n’est pas de remplacer le parent, mais de supprimer la friction technique qui transforme l’apprentissage en corvée.
Transformer la contrainte en jeu : l’IA comme tuteur bienveillant
L’analyse thématique de l’usage de l’IA chez Baobab Labs révèle trois piliers pour alléger le quotidien :
1. La fin du syndrome de la page blanche
La force de Baobab réside dans le fait que l’IA se base sur le cours de l’enfant. Elle analyse ce contenu spécifique pour générer un accompagnement sur-mesure, axé exactement sur les notions qui seront évaluées lors de son interrogation ou examen. Le parent n’est plus celui qui « doit savoir », mais celui qui accompagne la découverte.
2. La personnalisation ludique
Chaque enfant apprend différemment. En rendant l’apprentissage ludique, on réduit la résistance de l’enfant, et donc le stress du parent.
3. L’accessibilité pour tous
L’un des points forts de la vision de Pierre-Alexis est l’aspect social. En proposant un tuteur IA performant à un prix accessible, Baobab s’attaque à une inégalité majeure : l’accès au soutien scolaire. C’est la technologie mise au service de la « France normale », celle qui n’a pas forcément le budget pour un professeur particulier à domicile trois soirs par semaine.
Vers une IA logistique pour la maison ?
Au-delà des devoirs, l’entretien avec le cofondateur de Baobab Labs laisse entrevoir un futur où l’IA gère les micro-décisions épuisantes. Planifier les menus de la semaine en fonction du frigo, anticiper les rappels de vaccins ou organiser l’agenda familial…
L’objectif ultime est de rendre à la famille son « temps de qualité ». Si l’IA s’occupe de la structure et de la vérification des acquis, le parent peut se concentrer sur l’essentiel : le lien.
L’IA, nouveau membre de la famille ?
Loin des fantasmes de robots humanoïdes, l’IA qui entre dans nos maisons via Baobab Labs est invisible et utilitaire. Elle se niche dans un smartphone ou une tablette pour devenir un médiateur. En s’attaquant au tunnel du 18h-20h, elle prouve que la plus grande valeur de la technologie n’est pas d’augmenter notre productivité au travail, mais de diminuer notre charge mentale à la maison.